Naître et renaître

Le point de départ

Le choc, la chute

Après l’hiver, le printemps

Le salut, la vie

Ce haïku résume l’essence même du travail que j’ai intitulé : naître et renaître.

Lors du procès des attentats de Bruxelles, mon intérêt pour les victimes de ceux-ci est né.

 Ce qui m’a interpellé, c’est la force avec laquelle certaines accidentés ont tenté de se reconstruire.

C’est ce que l’on appelle la résilience.

C’est le point de départ de ma réflexion.

Tout au long du développement et du façonnement de mes sculptures, j’ai été frappé par d’autres reconstructions similaires : le peuple ukrainien qui résiste à l’agresseur, mais aussi la commémoration de l’anniversaire du génocide rwandais. Je pourrais multiplier les exemples à l’infini.

Le scénario est toujours en trois temps :

  • Un être vivant, une famille heureuse
  •  Un accident
  • Une reconstruction

Dans mon travail, ces « blessés » sont symbolisés par une forme qui s’apparente à un gastéropode. Celui-ci représente une pensée dans un cerveau, l’âme dans le corps ou encore un être vivant ou une famille dans sa maison.

Au fur et à mesure du temps, la forme se transforme. Elle montre ses blessures, mais aussi ses guérisons.

La forme

La forme est basée sur la suite de Fibonacci. Elle a d’abord été réalisée en terre.

La sculpture en terre au départ

Un moule en silicone a été exécuté au départ d’une sculpture en terre.

Le moule en silicone

La réalisation

Le moule est rempli de béton bâtard. Celui-ci est un mélange de 50 % de ciment blanc et de 50 % de chaux.

Les sculptures sont donc conçues pour l’extérieur.

Un pigment noir est parfois ajouté au mélange pour faire varier la couleur.

Une forme a été réalisée avec de la poudre de marbre et du ciment blanc. (50/50).

Les transformations de la forme sont crées en injectant dans le moule par exemple : du tissu, des boules de papier, des fibres de noix de coco, des tiges de fer ou encore des objets étrangers. Le but est de déformer la forme initiale. Certains matériaux injectés sont brûlés (papier, fibres de noix de coco).

D’autres formes identiques ont également été réalisées en terre cuite. Pour ce faire, un moule classique en plâtre a été réalisé. Après estampage, la forme a été cuite.

Le point sur la réalisation du projet

Formes en cours de réalisation

Première présentation des formes

Liste des formes réalisées au 26.4.2024:

Cette liste est une ébauche. Certaines formes moins intéressantes peuvent ne pas être retenues.

Forme en poudre de marbre

Avec des trous crées avec du papier journal brûlé.

Avec des tiges de fer et des trous (style maisons bombardées

Forme faite avec du tissu (aspect chiffonné).

Forme en cours de végétalisation.

Forme avec des petits graviers collés.

Grosses tiges de fer transperçant la forme de part en part

Forme mélangée à la fibre de noix de coco brûlée

Forme avec des coquillages rappelant une fossilisation

Ensemble de morceaux (forme cassée)

Expo à l’académie des arts de Tournai

En cours de réalisation

L’inspiration kintsugi

Contrairement aux autres pièces, celle-ci a été réalisée en terre par estampage sur un moule traditionnel en plâtre.

La pièce a été cuite et cassée ensuite au marteau dans un drap de manière à ne pas éparpiller les morceaux.

Elle a été recollée « à la manière du kintsugi » au moyen d’une colle époxy teintée dans un extrait de bronze.

L’impact du coup de marteau a rendu certains les morceaux inutilisables. La forme initiale a été reconstituée et mise en doré comme le veut la tradition du kintsugi.

Elle peut être exposée avec les autres pièces en extérieur.