
- Que penser de tous ces mots ?
A toi qui me reproche ma froideur hivernale, je t’adresse ce message subtil et matinal.
La terre se réchauffe lentement et transpire ses fragrances oubliées et enfuies pendant ces longs mois glacés.
Les premiers bourgeons enchantent les rameaux qui, à la manière d’un chat, s’assouplissent lentement, s’étirent et renaissent de leur engourdissement.
Au milieu de ce tintamarre printanier, je retrouve sous la feuille flétrie, la clé des champs. Je l’introduis dans la serrure de la porte du bonheur. Elle s’ouvre sur la vie.
La terre accueille à nouveau la graine de l’arbre de la liberté, celui qui porte l’amour.
L’hiver fut rude, des racines amies ont disparu et même l’arbre frère ne s’est pas réveillé.
Et moi, oui moi qui n’ai pas su les protéger, au milieu de ce cimetière, j’ai encore droit à une saison, une saison pour t’aimer.
Merci d’être à mes côtes, Petit Chat que je ne cesse d’aimer.
Maurice Dalambaix