Qui a enclenché la grève de la ponctuation ?

La virgule enviait le point. Elle en crevait de jalousie.

Elle apostropha celui-ci en le mettant sur les i qu’elle enviait également.

« Sans point, point de phrase, mais une phrase sans virgule, c’est ridicule », dit-elle au point en prenant un léger accent circonflexe.

Le point qui finissait au bout de sa phrase, se réveilla soudain et répondit à la virgule : « vous ne servez qu’à respirer, à reprendre votre souffle et si l’écrivain vous oublie, je parviens qu’en même à terminer mes propos ! ».

Il dit encore : « Qu’en pensez-vous virgule, sans majuscule ? »

La virgule s’esclaffa, car le point final s’était transformé en point d’exclamation et en point d’interrogation pour des mots qui se voulaient autosuffisants.

« C’est la ponctuation », répondit le point en ouvrant les guillemets qui étaient du reste tout heureux de s’ouvrirent ensemble.

La majuscule mit son grain de sel et pensa qu’un trait d’union devait être tiré entre le point et la virgule. Vous pouvez aussi terminer vos phrases par un point-virgule ; ce qu’ils firent aussitôt.

C’est alors que le tiret se mit à envier le trait d’union !  

L’écrivain médusé assista à la première grève de ponctuation