Histoire
Renseignements fournis par monsieur Kajdansky
Rue des Chaufours = la présence de fours à chaux (la route est quasi créée par cette activité industrielle).
La pierre :
– Il y a une probable exploitation dès l’époque gallo-romaine (Ier siècle de notre ère). Aucun élément archéologique retrouvé à ce stade de l’étude.
– Le nom de Péruwelz : un passage à gué pierreux. Le calcaire carbonifère affleure à cet endroit du territoire et a probablement été exploité. Cela va faciliter le franchissement de la zone humide de la Verne (= un axe de communication reliant la région de Valenciennes à celle de Gand). Une communauté villageoise s’y établi progressivement.
– La pierre est exploitée au XVe siècle car elle est mentionnée dans des chartes de règlement. Il n’est pas précisé s’il s’agit de la pierre calcaire (rue des Chaufours) ou le grès sur Bon-Secours (rue Pierre Taillez).
La chaux est également exploitée au XVIIIe siècle (peut-être même déjà avant). Elle sert dans la maçonnerie mais aussi pour amender les sols acides (agriculture). Il apparaît qu’elle soit aussi utilisée dans la tannerie mais je dois rechercher car je ne sais pas pourquoi.
Le site en question :
– 1828 : Auguste Baudin reçoit l’autorisation de construire des fours à chaux. Il y a également des carrières. Ce site existe donc au XVIIIe siècle.
– 1863 : autorisation reçue pour l’édification de 4 fours à chaux (ils sont certainement construits sur les anciens fours). Lorsque j’ai fait des relevés en 2003, je suis descendu à l’intérieur et on y voyait des traces de maçonneries plus anciennes.
– 1871, 1872 et même encore en 1885 : ventes publiques des installations (il s’agit d’une indivision entre les héritiers). En 1885, il est noté : présence d’une machine à vapeur neuve de la force de 25 chevaux, chaudière, moulin à polir, scierie…
– Vers 1898-1902 : on y trouve également un dépôt de pierres de Maffles, Soignies et Escaussinnes. L’entreprise travaille ces pierres.
– 1928-1930 : la carrière appartient à la société Duez. Le directeur décède électrocuté dans le fond de la carrière (il est jeune et pas de successeur).
– 1930 : rachat du site par S.A. Marchaux. D’après mes observations et les témoignages, l’arrêt brutal des pompes à vapeur amène un envahissement de la carrière par l’eau. Je n’ai pas l’impression que la pierre est extraite après cette reprise et donc que les fours fonctionnent. Carrière et fours à chaux sont certainement abandonnés. Selon moi, le site sert de dépôt de pierres importées puis travaillées et revendues sous forme de produit fini. Lors de mes visites en 2004, j’ai retrouvé des lames de pierres en bordure de carrière qui ne sont pas d’origine péruwelzienne. Elles devaient être travaillées.
– Vers 1984 : vente du site Marchaux à une autre entreprise qui cesse l’exploitation sur ce site.
Il s’agit d’un très bref résumé. S’il faut d’autres éléments : me dire et je note un peu plus. Ces éléments seront enrichis et documentés (sources) pour l’article.
Depuis les années 2012, je n’ai plus mis les pieds sur ce site. Avant cette date, il y avait une biodiversité intéressante (souvent je suis accompagné de personnes plus spécialisées que moi dans ce domaine). C’est aussi pour cette raison que je pense à un arrêt des activités « exploitation carrière et fours » avant la seconde guerre. Il y avait également des colonies de chauves-souris.
Je connais très bien le propriétaire qui a fait construire sa maison dans le site (Jean-Louis Marlier, le fils de dessine de Martine). Il est décédé il y a quelques années et je n’ai pas de liens avec son épouse (je vais tenter de voir si c’est possible de renouer). J’ai fait beaucoup de recherches avec lui sur l’histoire du site et de la pierre à Péruwelz.
Pour les carrières : il y en avait 4 (aujourd’hui encore 3 de visibles).
Articles parus dans la revue du cercle des deux Vernes


Article rédigé par Solange Philippart Péruwelz au fil du temps tome III


Biodiversité
Renseignements fournis par monsieur Eddy Calonne ( à voir sur Facebook)
Le Murin à oreilles échancrées est l’espèce phare, pas régulière. Pour les autres : murin à moustaches, murin de Daubanton, Murin de Natterer, Oreillard roux, peut-être pipistrellus sp